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Denosumab substituable : ce que le 12e groupe biosimilaire change pour la marge officinale

Le denosumab rejoint les biologiques substituables en officine. Comparatif des approches pour transformer cette nouvelle compétence en gain de rentabilité concret.

Pharwiz 20 juillet 2026 3 min de lecture
Denosumab substituable : ce que le 12e groupe biosimilaire change pour la marge officinale

Un registre de substitution qui s'élargit

Depuis le 20 juillet 2026, le denosumab 60 mg et 120 mg rejoint la liste des groupes biologiques similaires substituables par le pharmacien d'officine. Il s'agit du 12e groupe biosimilaire ouvert à la substitution directe au comptoir.

Concrètement, cela signifie que le titulaire peut désormais délivrer un biosimilaire à la place du princeps, sans repasser par le prescripteur, dans le respect des conditions fixées par l'ANSM. Une compétence qui continue de monter en puissance, à l'image de ce qui existe déjà pour d'autres DCI.

Mais ouvrir la substitution ne suffit pas. Encore faut-il choisir comment l'intégrer dans les process de l'officine. Trois approches se distinguent.

Trois approches pour intégrer un nouveau biosimilaire

1. L'approche attentiste - ne rien changer et attendre la demande.

  • Avantage : aucun effort immédiat, pas de risque d'erreur.
  • Limite : chaque boîte non substituée est une marge potentielle laissée de côté et un objectif conventionnel de substitution non atteint.
  • 2. L'approche réactive - substituer au cas par cas, sans stratégie d'achat.

  • Avantage : simple à mettre en place, adapté aux petites rotations.
  • Limite : sans négociation en amont, les conditions commerciales sur ces références restent souvent médiocres. Le biosimilaire est délivré, mais sa contribution à la marge n'est pas optimisée.
  • 3. L'approche pilotée - mettre à jour les process et négocier les conditions dès l'ouverture du groupe.

  • Avantage : sécurisation de la marge, suivi des remises réellement appliquées, atteinte plus rapide des paliers laboratoires.
  • Limite : demande du temps d'analyse et une mise à jour rigoureuse des fiches produits.
  • Recommandation : anticiper plutôt que subir

    L'approche pilotée est la seule qui transforme une compétence réglementaire en levier de rentabilité. Pour un biosimilaire à rotation régulière, quelques points de remise mal négociés ou non appliqués représentent vite plusieurs centaines d'euros par an, invisibles dans le flux quotidien.

    Quelques réflexes utiles :

  • Mettre à jour immédiatement les fiches produits et les paramètres de substitution du logiciel.
  • Vérifier que les remises négociées sur ces références sont bien celles appliquées en facturation.
  • Suivre l'impact sur les paliers laboratoires liés aux volumes de biosimilaires.
  • Sensibiliser l'équipe au comptoir pour que la substitution devienne un réflexe encadré.
  • Les écarts entre conditions négociées et conditions appliquées passent rarement inaperçus quand ils sont suivis avec méthode. Les outils d'aide à la décision qui émergent pour l'officine permettent justement de fiabiliser ce contrôle sans y consacrer des heures.

    Un nouveau groupe substituable n'est pas qu'une contrainte réglementaire : c'est une opportunité de marge, à condition de la piloter.

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