Un registre de substitution qui s'élargit
Depuis le 20 juillet 2026, le denosumab 60 mg et 120 mg rejoint la liste des groupes biologiques similaires substituables par le pharmacien d'officine. Il s'agit du 12e groupe biosimilaire ouvert à la substitution directe au comptoir.
Concrètement, cela signifie que le titulaire peut désormais délivrer un biosimilaire à la place du princeps, sans repasser par le prescripteur, dans le respect des conditions fixées par l'ANSM. Une compétence qui continue de monter en puissance, à l'image de ce qui existe déjà pour d'autres DCI.
Mais ouvrir la substitution ne suffit pas. Encore faut-il choisir comment l'intégrer dans les process de l'officine. Trois approches se distinguent.
Trois approches pour intégrer un nouveau biosimilaire
1. L'approche attentiste - ne rien changer et attendre la demande.
2. L'approche réactive - substituer au cas par cas, sans stratégie d'achat.
3. L'approche pilotée - mettre à jour les process et négocier les conditions dès l'ouverture du groupe.
Recommandation : anticiper plutôt que subir
L'approche pilotée est la seule qui transforme une compétence réglementaire en levier de rentabilité. Pour un biosimilaire à rotation régulière, quelques points de remise mal négociés ou non appliqués représentent vite plusieurs centaines d'euros par an, invisibles dans le flux quotidien.
Quelques réflexes utiles :
Les écarts entre conditions négociées et conditions appliquées passent rarement inaperçus quand ils sont suivis avec méthode. Les outils d'aide à la décision qui émergent pour l'officine permettent justement de fiabiliser ce contrôle sans y consacrer des heures.
Un nouveau groupe substituable n'est pas qu'une contrainte réglementaire : c'est une opportunité de marge, à condition de la piloter.
Sources
- Le Quotidien du PharmacienDenosumab 60 mg et 120 mg : feu vert à la substitution en pharmacie