À l'approche des débats sur le financement de la Sécurité sociale 2027, l'Uspo a adressé une lettre ouverte à la ministre de la Santé. Objectif : positionner la pharmacie comme un acteur de l'efficience du système, avec 20 pistes d'économies chiffrées à 264 millions d'euros. Le message est clair : l'officine veut être perçue comme une solution, pas comme une variable d'ajustement budgétaire.
Deux logiques d'économies qui n'ont pas le même impact
Toutes les économies ne se valent pas pour la rentabilité d'une officine. Certaines pèsent directement sur la marge, d'autres reposent sur la pertinence des prescriptions et l'organisation. Voici le comparatif à garder en tête.
| Type de levier | Impact sur l'officine |
|---|---|
| Baisses de prix imposées | Réduit directement la marge, subi |
| Pertinence des prescriptions | Neutre à positif, valorise le rôle du pharmacien |
La démarche portée par l'Uspo mise sur le second levier : améliorer l'efficience sans fragiliser un réseau déjà sous tension. Pour le titulaire, l'enjeu est de ne pas attendre l'issue des arbitrages pour sécuriser ce qui dépend déjà de sa gestion.
Trois étapes pour protéger sa rentabilité en amont du PLFSS
Quel que soit le sort des propositions syndicales, la marge d'une officine se joue d'abord en interne. Trois chantiers restent activables immédiatement, indépendamment des décisions nationales.
Ces trois postes, additionnés, représentent fréquemment plusieurs milliers d'euros par an et par officine. Face à des marges sous pression, ils constituent le premier gisement d'économies, celui que le titulaire maîtrise sans dépendre d'aucun arbitrage réglementaire.
Ce qu'il faut retenir
La position de l'Uspo confirme une tendance de fond : la rentabilité officinale se construira de plus en plus sur l'efficience et le pilotage, moins sur le volume. Dans ce contexte, les outils d'aide à la décision qui centralisent remises, paliers et péremptions permettent d'objectiver les gains disponibles avant même l'ouverture des débats budgétaires.
Le moment est propice pour auditer ses conditions commerciales et sa gestion des stocks. Reprendre le contrôle sur ces postes est le meilleur moyen d'aborder 2027 sereinement.
Sources
- Le Quotidien du PharmacienPertinence des prescriptions : l’Uspo prévoit 264 millions d’euros d’économies